Mélina Faka

23.10 ➜ 31.10 2019

Melina Faka est plasticienne et chorégraphe. Formée à la danse contemporaine (CDC Toulouse), et diplômée en Art et en Design aux Beaux-Arts de Toulouse et aux Beaux-Arts de Lyon. En tant que danseuse elle a collaboré avec Marco Berrettini, Serge Noyelle (Théâtre Nono), Anne le Batard et Jean Antoine Bigot (Ex Nihilo), Lucia Baumgartner (Influx Tanzcompany, Berne, Suisse), Deborah Hay, Catherine Baÿ, J.M Matos (Cie Kdanse) et divers productions pour l’Opéra de Lyon, de Bâle et de Bonn.

Elle travaille en tant que scénographe avec la Cie Sylex (Sylvie Balestra), la Cie Arrangement Provisoire (Vania Vaneau), et la Cie Desprairies.

Elle crée une marque de vêtements à paraître en 2020.

Sa pratique, mêle plusieurs disciplines (textile, objet, sculpture, vidéo, performance, installation, chorégraphie). Météorites et autres impacts, pièce chorégraphique (Les Subsistances Lyon, 2016), Partitions pour ébénistes (Résonance Biennale d’Art Contemporain, 2017), Motif, installation au Parc Chabrières Oullins, 2017,«Texere», installation-performance, Musée d’Art de Rauma, Finlande, 2018.

En octobre, Mélina Faka vient au Pacifique travailler sur sa création Ode.

Le projet se structure autour de la question de la construction et de la peinture. Quel paysage, quel environnement nous construisons ? Dans quelles constructions sommes nous inscrits ? Dans ce que l’on construit qu’est-ce qui tient ? comment ça tient ? Qu’est-ce qui casse ?

Ode est un poème musical et visuel construit en une strophe, une anti-strophe et une épode. C’est une peinture en mouvement.

En confrontant des écrits de designer, philosophes ou anthropologues, Mélina Faka souhaite mettre en tension des éléments hétérogènes. Comment les objets sont des vaisseaux de mémoire ? Objets-signes, objets-désirs, objets-symboles etc. en faisant une translation de l’objet à l’espace potentiel qu’il crée.

Les études de D.W. Winnicott sont un appui, notamment son ouvrage Jeu et réalité. Toute mémoire n’est-elle que fiction? Ce qui se construit n’est pourtant jamais stable ; c’est un paysage glissant, mouvant, qui est en transformation. Le sol sous nos pieds tremble, ce sur quoi on s’appuie se déracine, prend l’air, est mis à l’épreuve du temps.

Comment par des matières concrètes, on ouvre un espace imaginaire allant du minimalisme jusqu’à l’excès, la dissonance, le tremblement ?

En somme se designer un monde. Aller vers la fiction. Que sont les «nouveaux primitifs» un siècle après les utopies du XXe siècle naissant ?

Il s’agit de créer un espace à la lisière de l’habitable et du fantasmé, du rituel. Ode, questionne l’environnement de manière animiste, et le potentiel fictionnel de la vie.

Illustration Ode - Mélina Faka

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