Résidences

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À partir de l’automne 2023 et pour une durée indéterminée, l’accès aux résidences évolue.Pour des raisons budgétaires, notre capacité d’accueil studio est drastiquement réduite.
 Nous proposons des mises à disposition du studio Nord :
· 1 par mois pour une durée de deux semaines, soit environ 8 par an,
· des hébergements dans la limite des places disponibles,
· 4 services de notre directeur technique.
 Elles peuvent donner lieu à des temps d’ouverture publique, les Qu’est-ce qu’on fabrique ?

Les mises à dispositions jusqu’en juin 2025 sont pourvues.
 Merci de ne plus nous adresser de demandes pour cette période, nous ne pourrons y répondre favorablement. 

Les artistes en résidence pendant la saison

Vania Vaneau

Ambre et pourpre

lun. 05.02.24 > ven. 16.02.24

A l’image des phénomènes météorologiques et climatiques, les mythes cosmologiques nous racontent le surgissement de mondes à partir de la lumière et des ténèbres. Ainsi, Ambre et Pourpre sera un dialogue entre corps et lumière, ce ‘‘matériau incandescent ou bien nocturne, évanescent ou bien massif’’. De cette matière élémentaire, naissent des environnements, peuvent surgir et disparaître des vies, des micro-organismes jusqu’aux étoiles. Et ainsi donner consistance à des matières qu’on dit immatérielles : la couleur, l’espace, le ciel, l’horizon, la nuit…

Vania Vaneau
Formée à la danse au Brésil puis à P.A.R.T.S à Bruxelles, Vania Vaneau obtient ensuite une Licence de Psychologie à l’Université Paris 8 et suit une formation de Body Mind Centering. Elle a été interprète notamment chez Wim Vandekeybus, Maguy Marin, Yoann Bourgeois et Christian Rizzo avec qui elle continue de travailler.  De 2016 à 2020, elle est Artiste Associée avec Jordi Galí au Pacifique CDCN de Grenoble puis de 2020 à 2022 à ICI – CCN de Montpellier dans le cadre du dispositif du Ministère de la Culture et de la Communication. Pour la saison 2021-2022, Vania Vaneau a été Artiste en résidence au CN D Lyon. Elle poursuit le dispositif Artiste Associée avec ICI – CCN de Montpellier soutenu par le Ministère de la Culture jusqu’en 2024.
Créations :
- BLANC (2014) : solo accompagnée du guitariste Simon Dijoud, récompensée par le prix Beaumarchais-SACD (Festival Incandescences 2015)
- ORNEMENT (2016) et ORNEMENT#2 (2021): duo co-créé avec Anna Massoni
- ORA (Orée) (2019) : trio avec Marcos Simoes et Daphne Koutsafti
- NEBULA (2021) : solo en deux versions, extérieur et pour le plateau
Elle développe deux projets de transmission d’après son travail de création, Variation sur Blanc et CARNAVAL. Elle mène régulièrement des ateliers et formations autour de ses démarches artistiques.

PREMIÈRES : les 9, 10, 11 et 12 avril 2024 au SUBS

Marcos Simoes

More or less humain

lun. 26.02.24 > dim. 03.03.24

More or Less Human part autant d’une étude sur l’esthétique de la peur que de l’idée de l’Art comme une communauté traversant l’espace et le temps.
La peur est une force ancienne qui a plus que jamais envahi notre réalité et nos fictions.
Je m’intéresse à la peur comme génératrice de formes et de mouvements.
Comment façonne-t-elle les choses ?
Je vais collecter des matériaux d’autres artistes dans l’idée d’élaborer une étude intuitive de l’iconographie de la peur – une stratégie pour la saisir en tant que force créatrice et m’aider à modeler le corps et autres matériaux.
Différentes œuvres d’art contaminent les artistes pendant leur processus de création. Cette circulation des signes à travers le temps rapproche étrangement des artistes d’aujourd’hui et d’autre fois, constituant une communauté, une voix collective.
Comment puis-je faire entendre cette voix qui s’accorde avec la peur ?
More or Less Human cherche à résonner une voix polyphonique qui reflète et agir sur le monde.

Marcos Simoes
Bien que le corps soit le matériau à partir duquel Marcos Simoes travaille, il utilise différents médiums tels que le dessin, la vidéo, l’image, le textile, les objets comme outils pour activer la réflexion et questionner des processus de faire. Il juxtapose des éléments disparates afin de créer un langage de relations, une poésie “imagée”. Ces performances sont des objets hybrides entre le visuel et le performatif, qui fonctionne comme un rite de relations. Les relations sont une stratégie pour dévoiler ce qui existe entre les choses, pour ouvrir des trous et des significations que nous ne contrôlons pas.

Emeline Nguyen

Même pas mâle

lun. 25.03.24 > ven. 29.03.24

Après 4 années de recherche sur la thématique des femmes et de leurs puissances, la chorégraphe Emeline Nguyen souhaite donner la parole aux hommes autour du sujet de la masculinité.
Cette recherche souhaite visiter comment la masculinité a été expérimentée, cadrée, interprétée, socialement construite à travers les époques et interroge la place du mot « virilité » dans notre société actuelle. Les matières de corps naviguent dans des espaces subtils entre puissance et vulnérabilité, domination et soumission, prise de pouvoir et effacement dans une danse vive et sensible à la fois.

Emeline Nguyen
Emeline Nguyen a travaillé avec les compagnies Stylistik (69), Kham (26), Pas de Loup (38), Ecrire un mouvement (64) qui l’amènent sur des scènes nationales, CCN, festival d’Avignon… Elle se forme en danse contemporaine au conservatoire puis suit un parcours professionnel de kinésithérapie, métier qu’elle exercera pendant 7 ans. Elle se forme au Contact-Improvisation, en Body Mind Centering® et en performance, ce qui lui donne multiples outils pour être exploratrice de sa danse. Nourrie d’expériences à la fois académiques et somatiques, elle visite aujourd’hui états de corps et gestuelles alliant fluidité, intériorité et martialité. Ses recherches s’articulent autour des thématiques féministes et les constructions sociales et culturelles qui façonnent notre intimité en tant qu’être humain.

DATES DE PREMIÈRES : Novembre 2024, 3 représentations au TMG - Théâtre municipal de Grenoble

Marion Sage, Anne Lepère

Baves

mar. 02.04.24 > ven. 12.04.24

Baves est un duo lesbien né dans un milieu rural autour de nouvelles pratiques : celle du jardinage et du troc, celle de la transformation et macération de ce qu’on produit. C’est une production lente qui se modifie en fonction des nouveaux essais du quotidien et des gestes appris à deux. On cherche à y exposer puis à distordre des actions pratiques et concrètes. Ces processus de transformations s’expérimentent aussi à l’intérieur de nos propres corps, de leurs liquides et fluides, pour qu’ils s’échappent un peu d’eux-mêmes et deviennent des entités multiples, joueuses, burlesques, nerveuses ou mélancoliques. On y parle des images qui ont travaillé nos gestes, en les creusant ou en s’en éloignant pour se rencontrer dans une parade amoureuse, dans une danse qui a lieu entre nos deux corps.

Marion Sage
Marion Sage est performeuse et chercheuse en danse. Sa thèse sur l’exil de danseureuses d’expression engagé·e·s à gauche lui permet de collecter certaines archives de l’histoire de la danse et de développer des outils d’analyse du geste pour performer et fictionner ces gestes passés. En parallèle à la recherche universitaire, elle suit la formation chorégraphique à l’Abbaye de Royaumont sur le thème de la citation en danse. En 2020, elle écrit son premier solo Grand tétras, à partir des archives d’un danseur communiste et jardinier Jean Weidt (1904-1988). Elle commence actuellement le solo Jument qui a pour point de départ le numéro de cabaret Le cheval composé dans les années 1940 par la danseuse féministe exilée du nazisme Julia Marcus (1905-2002). En ce moment, elle écrit également la pièce Baves avec sa partenaire de vie la créatrice sonore Anne Lepère, un duo qui émerge de nouvelles pratiques situées dans un quotidien rural et collectif. Marion travaille également avec d’autres chorégraphes/metteureuses en scène en tant que danseuse et performeuse (Lara Barsacq, Thibaud Le Maguer, Liaam Iman) ou regard sur le mouvement (Marthe Degaille, Danya Hammoud).

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Ivana Müller

Réparer l’invisible

mer. 24.04.24 > mar. 30.04.24

Réparer l’invisible propose une pratique performative, participative et poétique d’actions de réparations collectives, au cours desquelles, de différentes manières, nous “réparons”, consolidons, écoutons, soignons, reconsidérons… nos communs.
On pourrait considérer cette pratique comme une sorte de mycélium de rencontres, de marches collective, d’actions performatives, de processus d’apprentissage, de séances de racontage d’histoires, d’assemblées de broderie, de veilles nocturnes… à travers lequel nous, en collaboration avec des artistes locaux, des poètes, des anthropologues, des défenseurs des droits des tout vivant, des architectes désillusionnés et avec d’autres activistes discrets de l’invisible, créons et partageons les nouvelles utopies intimes d’une ville, basées sur la notion de “réparation”, de guérison et d’attention, comme un moyen de combattre les idées préconçues et d’exercer l’imagination collective.
Dans cette pratique, nous proposons donc un cadre performatif dans lequel nous rassemblerons différentes personnes, avec différentes pratiques de vie, différents rapports à la ville, pour enquêter et composer ensemble imaginations quant aux réparations collectives nécessaires.
Ces réparations prennent la forme d’actions dans des lieux publics, d’ateliers avec des collectifs et/ou des associations locales. Elles font support à la broderie d’une “nouvelle” carte (à grande échelle) de la ville réparée. Enfin, elles donnent lieu à une performance qui raconte et fabule les lieux et les gestes de réparations récoltés, joués, rêvés, en laissant ouvert et appropriable le répertoire des réparations possibles et à venir.
Réparer l’invisible, pourquoi ? De nos jours nous avons confié/délégué les actes et les gestes de réparation à des expert·es et à des professionnel·les (urbanistes, agents de maintenance, architectes, spécialistes des infrastructures, professionnel·les, technicien·nes de la santé, juristes, politicien·nes…), oubliant souvent que la réparation est aussi un processus qui fait toujours partie de la construction des communautés, non seulement dans le cadre des relations quotidiennes, mais aussi dans le cadre de l’imagination d’une communauté quant à sa vie future. La réparation, entre ce qui maintient et génère, les ligne de vitalité d’un corps collectif.
Une telle réparation ne peut pas, peut-être, guérir les blessures de nos mondes mais peut possiblement modifier notre point de vue individuel et collectif sur l’expérience du commun, en nous orientant davantage vers des lignes de soin et de soutien.
Réparer l’invisible peut prendre lieu dans des milieux urbains, ruraux ou dans la nature. Le témoignage des spectateur·ices/participant·es fera de ces actes performatifs une expérience artistique, mais aussi une pratique sociale/civique et engagée,’une forme de chorégraphie sociale qui s’étend dans l’espace et dans le temps, avec les consequences plus au moins visibles, avec les mouvements plus ou moins saisissables.

La première version de Réparer l’invisible aura lieu à Ljubljana (Slovenie)en août 2024 pendant le festival Mladi Levi, en co-production de Bunker/Mladi Levi/ Maska et ORLA.
La première version en France aura lieu en novembre 2024 à Grenoble, accueillie et co-produite par Le Pacifique, Centre de Développement Chorégraphique et ORLA.

Dans cette version, Ivana Müller et Bojana Kunst collaborent avec l’anthropologue et danseur Jérémy Damian, le danseur et chorégraphe Ramon Lima et l’artiste Gabrielles Boulanger. Le processus de la recherche a été nourri par les conversations avec une quinzaine de “conteurs” Grenoblois·es entre autres Pascaline Thiollières, Nicolas Tixier, Alice Guerraz, Cyril Hugonnet, Xavier Bodin, Sarah Mekdjian, Julien Bigué, Éléonore Gilbert, Gaëlle Partouche et d’autres.